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Douarnenez (Finistère)

  

Au sein de l’association « Les Amis du Port-Musée, Treizour », l’exposition « La radio et la mer » a été présentée au public du 1er juillet au 15 septembre 2000. L'exposition est de nouveau présentée au public à Andierne ... jusqu'au 20 septembre 2006 !

TREIZOUR a dans son appellation l’idée aussi du passage (il signifie « passeur » en breton), de la transmission du savoir et de la connaissance d’une génération à l’autre. Il s’agit de ne pas oublier tout ce qui est l’acquis et l’essence même de notre société de gens de mer.

En 1993, nous avons créé une section radio afin de sortir de l’ombre ce métier de TSF, de Sans Fil, puis de radiotélégraphiste.

La radio peut se comparer à une longue suite de recherches et de découvertes. Elle est jalonnée d’hommes divers, de toutes nationalités dont les travaux et la foi inébranlableen la science ont contribué et réussi à faire de la radio et de l’électronique en général ce qu’elle est maintenant.

En 1890, Edouard BRANLY découvre un système pour détecter les ondes. Le fruit de ses expériences fait aujourd’hui de lui le père de la T.S.F.

Le succès des expériences de radiocommunication menées par Guglielmo MARCONI en 1895 révolutionne les communications.

Le terme de Radiotélégraphie est officiellement adopté à partir du 1er juillet 1908.

Pour communiquer avec les navires armés à la pêche, le ministre des PTT et le ministre des travaux publics et des transports autorisent à compter du 6 septembre 1946 l’installation et l’exploitation de stations côtières.

A Douarnenez, la station est installée à l’abri du Marin, son indicatif est T K Z.

Le 1er décembre 1951, par décision de l’administration des PTT, la station T K Z cesse ses émissions au profit de la station Conquet Radio.

Le 28 février 2000, les derniers spécialistes de France Télécom, au Conquet, cessent d’émettre en direction des navires.

L’Organisation Maritime Internationale (OMT) adopte en 1988 le Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer (SMDSM). Ce système mis en place depuis le 1er février 1992 a sa pleine capacité depuis le 1er février 1999.

Malgré l’apparition de ces technologies nouvelles de communication, d’alerte, de localisation et de reconnaissance fiables et permanentes, nous constatons que cette technologie a des lacunes.

Les liaisons radiotéléphoniques restent un besoin permanent pour les navires armés à la pêche.

Ainsi le 4 avril 2000, pour pallier à la fermeture des stations côtières, la filière du Pays bigouden décide d’y remédier en créant une station Radio-Vacations-Pêche.

Aujourd’hui je vous invite à voyager dans cet univers T.S.F. par la présentation de l’exposition sur le thème « Radiomaritime » et à découvrir la radio, les découvreurs célèbres (BRANLY, MARCONI, TISSOT, MORSE, FLEMING, LEE DE FOREST, DUCRETET, FERRIE, LEVY, etc. ) et l’histoire de la radiomaritime en France et à Douarnenez.

La visite commence par la lecture d’un premier panneau qui nous ramène aux temps anciens : transmissions depuis les feux romains (451 avant J.C.), le tam tam, le télégraphe Chappe (1791)…

Au fil du parcours nous apprenons que les forces de la Nature se transmettent par ondulations, ces ondes servent à propager la lumière, le son, l’électricité...

Le premier moyen de communication à distance qui est réalisé utilise soit la vision d’un signal lointain, soit l’audition d’un bruit intense ; en tout cas, elle mettait à contribution des ondes sonores ou lumineuses, en sorte que la première « télégraphie » est une télégraphie « sans fil ».

Qu’est la T.S.F. ?

Un moyen sublime de rapprocher les hommes, de les instruire, de les avertir. Elle ignore les frontières.

Ainsi en continuant la lecture, nous sommes sensibilisés par ce sujet, car bien sûr, le signal morse émis par l’opérateur radioamateur nous imprègne de cette atmosphère de sans-fil.

La vie de Samuel Morse (1791 – 1872) nous rappelle ces signaux faits de points et de traits et l’électro-aimant découvert par Joseph Henry.

Nous citons quelques pionniers dont les noms sont devenus familiers : Morse, Heaviside,Lodge, Hertz, Popov, Branly, Ferrié, Marconi, Tissot, Ducretet, De Forest, Levy, sans oublier les inventeurs du transistor (Bardeen, Brattain, Shockley).

Le succès des expériences de radiocommunication menées par Gugliemo MARCONI en 1895 et les progrès ultérieurs auxquels celui-ci a ouvert la voie ont véritablement révolutionné les communications en mer. En 1897, MARCONI parvient à établir une liaison d’une portée de 14 km lors d’essais de propagation en mer dans le détroit de Bristol.

Le premier essai de communication sans fil dans la rade de Brest a lieu en 1898. Il est l’œuvre d’un savant marin, le lieutenant de vaisseau Camille TISSOT, docteur ès-Sciences, à l’époque professeur à l’Ecole Navale. Il est aujourd’hui considéré comme un grand précurseur.

L’histoire de la radiomaritime

Dès le départ de ces recherches, MARCONI est conscient du potentiel que présentent les radiocommunications pour des applications maritimes.

En 1897, il parvient à établir une liaison d’une portée de 14 km lors d’essais de propa-gation en mer dans le détroit de Bristol.

En 1898 et 1899, Marconi récidive en établissant sur 50 km une radiocommunication entre deux navires de guerre britannique. C’est l’époque héroïque de la radiomaritime.

En continuant la visite nous prenons connaissance des premières sociétés commerciales de la télégraphie sans fil et de la liste des stations radiotélégraphiques côtières en France en octobre 1906.

L’industrie radioélectrique se crée relativement tard, vers 1907 – 1908. Jusqu’à ces années n’existe qu’un certain nombre de petits ou moyens constructeurs qui ne travaillent qu’occasionnellement à la satisfaction des besoins de la Télégraphie et de la Marine Nationale.

En 1909 naît la Compagnie générale radioélectrique (CGR) ; la Société française radioélectrique (SFR) est fondée en mars 1910 sous l’impulsion d’Emile GIRARDEAU.

Par la suite nous apprenons la création de la Compagnie générale de Télégraphie Sans Fil (1918), des compagnies Radio-Maritime (CRM)(1919), Radio-technique (1919), Radio-France (1921), de la société Radio-Océan (1934) et de l’entreprise l’Emission Maritime à Nantes (1955).

Les premiers postes à lampes furent mis en service à la fin de l’année 1916.

Dès 1904, les Postes et Télégraphes installent une station expérimentale sur l’île d’Ouessant.

En 1940, Radio Ouessant se tait du fait de l’occupation allemande.

En septembre 1951, la nouvelle station « Brest – Le Conquet Radio » indicatif FFU, est opérationnelle regroupant les télégraphistes et les téléphonistes.

Saint-Lys Radio : Saint-Lys Radio mis en service le 18 octobre 1948 assure en permanence les communications en ondes courtes par télégraphie, téléphonie et télex avec les navires, où qu’ils se trouvent dans le monde. Arrêt des émissions en janvier 1998.

Allez, continuons notre visite par les signaux de détresse : CQD – SOS – MAYDAY.

Ici nous sommes sensibilisés par le signal de détresse CQD (Coming Quickly Danger) créé en 1906 ainsi que la fréquence de détresse. Abordons ensuite l’histoire de la radio dans la marine nationale française. Dès 1899, la Vienne et l’Ibis font des essais. En 1900, nos croiseurs sont pourvus de postes émetteurs et récepteurs. En 1905, tous nos bâtiments sont pourvus de ces matériels en télégraphie.

Dès 1914, une école de T.S.F. se crée à Toulon, à bord d’un cuirassé.

La formation des personnels est dévolue dans un premier temps aux torpilleurs puis aux électriciens. La création de la spécialité n’intervient qu’en 1920. A cette date, l’école est transférée à terre et ferme en 1942 à l’invasion allemande.

De 1940 à 1944, les Forces Navales Françaises Libres (F.N.F.L.) forment leur personnel en Angleterre.

De 1943 à 1945, une partie du personnel est formée en Afrique du Nord.

Après cette période où deux marines subsistaient, tout le personnel est formé sur l’île de Porquerolles.

En 1952, les radios reprennent pied sur le continent dans le domaine des Bormettes à 2 km de La Londe-Les-Maures. Cette école sera transférée en 1972 au groupement des écoles de transmissions dans le centre d’instruction naval de Saint-Mandrier.

En 1992, le morse n’est plus un besoin opérationnel majeur dans la Marine. Dans le cadre de l’évolution des spécialités des transmissions, l’obligation de posséder le certificat d’opérateur son pour accéder à la spécialité de radiotélégraphiste n’est plus justifiée.

(Ce certificat est cependant délivré pour les volontaires au stage jusqu'en 1996, note Webmaster)

Maintenant dans la suite du parcours, étudions l’historique de la T.S.F. dans la Marine de commerce.

En 1905, deux paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique sont équipés de matériel radio. La montée en puissance se fait petit à petit pour arriver en 1914 à 90 bateaux équipés de postes radiotélégraphiques.

En 1922, le trafic pour les compagnies de navigation est de 130000 télégrammes.

En 1930, la mise en évidence par les radioamateurs des propriétés particulières des ondes courtes permet aux navires de rester constamment en liaison avec le continent.

La première école de radiotélégraphiste au monde est inaugurée en 1901 en Angleterre et porte le nom de Marconi College.

En France quelques écoles sont créées pour assurer la formation des opérateurs T.S.F.

Les premiers brevets d’officiers radiotélégraphistes de 1ère classe ont été délivrés en 1911.

·Ecole de T.S.F. 152, avenue de Wagram Paris 19ème (la première fondée).

·Ecole spéciale de T.S.F. du Champ de Mars, 67-69 rue Fondary Paris Xvè(fondée en 1912)

·Ecole Française de Radioélectricité, Paris 5ème

·Ecole de T.S.F. de Rouen

·Ecole centrale de T.S.F.

·Collège Saint Joseph de Pléneuf-Val-André, dans les Côtes d’Armor. En 50 ans, quelque 1600 élèves sont passés dans ces formations de radiotélégraphistes.

La reconnaissance du statut d’inscrit maritime aux opérateurs radiotélégraphistes de la marine marchande embarqués n’intervient qu’en octobre 1934.

Il aura fallu attendre au moins 15 ans dans la Marine nationale pour que la spécialité soit reconnue comme telle.

Nous voici dans notre domaine de la pêche et la T.S.F. et c’est un sujet qui nous tient à cœur.

En 1911, la S.F.R. équipe le chalutier « La Manche » du port de Boulogne-sur-Mer.

En 1914, la S.F.R. a déjà équipé 50 chalutiers.

En 1921, apparition de la radiotéléphonie aux petits bateaux. Réalisation par les savants français Langevin et Florisson du premier sondeur avec analyseur optique.

En 1924, la Compagnie Radio Maritime installe les premiers radiogoniomètres pour la recherche des navires de détresse et l’atterrissage par brume grâce aux radiophares.

A Douarnenez, c’est en 1947 que le premier bateau est équipé de moyens de transmissions. La montée en puissance amène le Ministre des postes, télégraphes et téléphones à ouvrir dès septembre 1946 des stations de radiotéléphonie dans les principaux ports côtiers de la Manche et de l’Atlantique.

La station de Douarnenez a pour indicatif TKZ et est active avec la flottille de pêche jusqu’au 1er décembre 1951, date du transfert du trafic vers la station officielle de Brest, Le Conquet Radio.

Le 31 janvier 1997, le morse, langue faite de points et de traits, cesse de « tititatatiser » depuis les derniers centres radiomaritimes avec opérateurs.

Le 28 février 2000, les derniers spécialistes de France Télécom, au Conquet, cessent d’émettre en direction des navires.

Conquet radio replie ses antennes au nom de la rentabilité.

La filiaire pêche du Pays bigouden se sent complètement abandonnée. Avec l’aide du Département et de la Région, cette station « Radio Vacations Pêche » est opérationnelle et pallie à la fermeture de « Brest, le Conquet Radio ». Les équipages de l’île d’Yeu, des Sables d’Olonne et de Concarneau ont grossi la flotte initiale qui venait des quartiers du Guilvinec, Audierne et Douarnenez.

La fin du parcours didactique nous amène devant le panneau qui traite de l’aide à la radionavigation. De la radiogoniométrie au Global Positionning System (GPS), en passant par les radiophares nous abordons les systèmes Loran, Decca, Oméga, Toran , Sylédis, Rana sans oublier le Radar, le Sonar et le système Transit.

Aujourd’hui, à l’heure du bilan, nous pouvons confirmer l’intérêt porté par le public averti et néophyte. Nous avons accueilli 1300 visiteurs du 1er juillet au 15 septembre 2000 et durant les journées du patrimoine près de 200 personnes sont venues nous rendre visite. Nous avons eu le plaisir de rencontrer :

  • François DE GONCOURTCHCR 302
  • Jean Marie MATHIEUCHCR 260
  • Jean Claude MONTAGNEPrésident de l’A.E.A.
  • M. l’abbé Cyrille VAUTIER cofondateur de l’école des radios de Pléneuf Val André en 1951

sans oublier une cinquantaine de radioamateurs et une trentaine d’officiers radio marine marchande. Des personnes âgées étaient heureuses de relater la passion de leur père, amateur radio dans les années 20.

  • Nous sommes récompensés par le fait que ce thème radiomaritimeva s’inscrire dans le cadre du nouveau contenu muséologique du Port-Musée. Les buts fixés par l’association sont donc atteints.


Date de création : 25/06/2014 @ 16:42
Catégorie : LES ARTICLES - F6DLQ
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